Le choix d’une norme de diffusion lance le chantier de la radio numérique en France

 
 
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Le ministre délégué à l’Industrie, François Loos, le 15 février 2007 à Bruxelles (Photo : John Thys)

[13/03/2007 15:46:39] PARIS (AFP) Le choix que vient de faire le gouvernement pour une norme de diffusion de la radio numérique en France donne le coup d’envoi d’un chantier qui devrait mettre ce média aux nouvelles fonctions et contenus à la portée de tous dans un délai d’un an.

Lors d’une démonstration organisée à la Maison de la Radio à Paris, le ministre délégué à l’Industrie François Loos a rappelé que le gouvernement avait retenu la norme T-DMB, adoptée par l’immense majorité des opérateurs (Radio France, Lagardère, NextRadio, NRJ, RTL, Sirti). “Ce choix d’une norme mature et éprouvée permettra à la radio numérique d’apporter une grande offre de services associés”, a-t-il souligné.

L’adoption de cette norme permet de lancer la radio numérique sur un réseau dédié qui utilisera la bande de fréquences III, actuellement empruntée par Canal+ pour sa diffusion en mode analogique, et la bande L, qui permet de diffuser la radio numérique dans des zones difficiles à atteindre ou perturbées par d’autres émissions.

Les membres du Groupement pour la radio numérique ont insisté sur les avantages de ce nouveau média, qui, pendant encore de nombreuses années, viendra compléter la radio analogique sans se substituer à elle.

Selon Sylvain Anichini, directeur général adjoint de Radio France, chargé des techniques et des technologies nouvelles, la radio numérique permet à la fois de “nouvelles fonctions” et de “nouveaux contenus”.

Parmi les nouvelles fonctions, les ingénieurs citent “l’écoute depuis le début” –la possibilité par la simple pression d’un bouton de revenir au début de l’émission en cours–, la “pause”, qui permet de se libérer de la continuité d’un programme pour un instant et de reprendre ensuite l’écoute là où on l’avait laissée, le “guide sonore”, qui permet d’être informé sur ce que l’on écoute ou sur ce que l’on va écouter, enfin le “podcast +à la demande+”, qui permet d’enregistrer un programme, ou une partie du programme, et de l’écouter où on veut et quand on veut.

Côté contenu, les ingénieurs évoquent les “données associées”, pour l’essentiel les textes qui peuvent apparaître sur l’écran du récepteur radio pendant l’écoute (titres de chansons, sommaire du journal).

François Loos a précisé que le choix se traduisait par des arrêtés techniques qui ont été transmis au Conseil supérieur de l’audiovisuel dont l’avis sera rendu “sous un mois”. Ils doivent par ailleurs être notifiés à la commission européenne.

“La mécanique est désormais enclenchée pour que la radio numérique arrive chez les Français d’ici un an”, a relevé François Loos.

Pour sa part, le PDG de Radio France Jean-Paul Cluzel a salué cette “phase décisive” dans l’implantation de la radio numérique en France.

La Conférence régionale des radiocommunications qui s’est tenue à Genève au printemps 2006 et qui avait pour objet la replanification des bandes de fréquence VHF et UHF, “a accéléré de manière significative le processus de mise en place de la radio numérique”, a souligné Jean-Paul Cluzel. Elle a en effet permis de réserver dans les bandes III et L deux multiplex (soit une trentaine de radios) pour la radio numérique.

 13/03/2007 15:46:39 – © 2007 AFP