Le pétrole au plus haut depuis six mois à New York

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à essence (Photo : Behrouz Mehri)

[07/05/2009 13:33:33] NEW YORK (AFP) Les prix du pétrole grimpaient à des niveaux plus vus depuis six mois jeudi à l’ouverture des échanges à New York, les investisseurs pariant sur un redémarrage rapide de l’économie mondiale.

Vers 13H10 GMT, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de “light sweet crude” pour livraison en juin s’échangeait à 58,38 dollars, en hausse de 2,04 dollars par rapport à son cours de clôture de mercredi.

Il n’avait plus franchi les 58 dollars depuis la fin novembre.

“Malgré la litanie des statistiques qui reflètent une offre gigantesque et une demande anémique, le marché continue de monter”, a résumé Phil Flynn, d’Alaron Trading.

“Si le marché de l’énergie ne se préoccupait que de l’offre et de la demande, il serait en baisse importante”, a-t-il estimé. Mais “le marché a fixé son attention sur les perspectives d’une reprise de l’économie mondiale bien plus rapide que ce qu’on pensait, avec en toile de fond des politiques inflationnistes menées par les banques centrales”, a-t-il ajouté.

Les investisseurs craignent que les sommes massives injectées dans l’économie par les pouvoirs publics ne se traduisent par une forte inflation au moment où l’activité cessera de se contracter, ce qui les incite à placer leur argent dans les matières premières pour se protéger contre la hausse des prix.

Les espoirs de reprise économique ont été alimentés jeudi par un nouvel indicateur meilleur qu’attendu aux Etats-Unis, où les nouvelles inscriptions au chômage ont chuté de manière inattendue la semaine dernière.

Du côté des éléments fondamentaux du marché pétrolier, les stocks de brut américains ont continué d’augmenter la semaine dernière et se situent à des niveaux plus vus depuis 19 ans.

Avec un hausse de 600.000 barils, ils ont progressé moins qu’attendu et que les semaines précédentes, reflétant “une amélioration significative en termes de réserves de brut”, ont estimé les analystes de Barclays Capital. Mais “la demande, en particulier pour le gazole, reste incroyablement faible”, ont-ils ajouté.