Hu Jintao poursuit à Nice sa visite d’Etat pour parler G20 avec Sarkozy

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épouse Carla Bruni, Hu Jintao et son épouse Liu Yongqing sur le perron de l’Elysée le 4 novembre 2010 à Paris (Photo : Lionel Bonaventure)

[05/11/2010 07:01:59] PARIS (AFP) Le président chinois Hu Jintao poursuit vendredi sa visite d’Etat en France en rejoignant Nice pour de nouveaux entretiens avec Nicolas Sarkozy consacrés au G20, au lendemain d’une première journée marquée par la signature de juteux contrats pour les firmes tricolores.

Concocté à la demande express de M. Hu, ce détour sur la Côte d’Azur doit permettre aux deux dirigeants, d’abord à la villa Masséna puis lors d’un dîner dans un restaurant célèbre de la ville, de s’entretenir “en petit comité” des grandes questions internationales et de la présidence française du G20 qui débute la semaine prochaine, selon l’Elysée.

Dès jeudi soir, le numéro un chinois a profité de la seule prise de parole de sa visite pour assurer à son hôte qu’il oeuvrerait pour “assurer le succès” de “sa” présidence du G20.

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à l’Eysée (Photo : Thibault Camus)

Dans une déclaration conjointe, la France et la Chine, qui refuse de se laisser dicter le calendrier de réévaluation du yuan, ont insisté jeudi soir sur la nécessité de “refonder la croissance mondiale et le système financier international sur des bases plus saines et plus solides”. Nicolas Sarkozy a promis à la Chine de l’associer à sa présidence, qui s’est fixée pour objectifs ambitieux d’engager une réforme du système monétaire international, d’assurer une meilleure stabilité des prix des matières premières et de faire évoluer la gouvernance mondiale.

Avant de rallier Nice en début d’après-midi, M. Hu doit entamer la deuxième journée de son séjour en ravivant la flamme sur le soldat du tombeau inconnu, sous l’Arc de Triomphe, puis s’entretenir avec le Premier ministre François Fillon à l’hôtel Matignon.

Destinée à célébrer la nouvelle lune de miel entre les deux pays, la visite du président chinois a démarré tambour battant jeudi avec la signature d’une série de contrats estimés à quelque 20 milliards de dollars au profit des firmes tricolores.

Principaux bénéficiaires de cette moisson, Airbus a signé pour la livraison de 102 avions pour un montant annoncé de 14 milliards de dollars et Areva pour la fourniture de 20.000 tonnes d’uranium au groupe d’électricité chinois CGNPC, pour un montant d’environ 3,5 milliards de dollars (2,5 mds EUR).

Mise en avant par les ONG, la question des droits de l’Homme n’a été que brièvement évoquée jeudi par une ministre chinoise, qui a jugé que le sort réservé au prix Nobel de la Paix 2010, le dissident Liu Xiaobo, n’était “pas un sujet à aborder” entre les deux pays.