à Madrid, le 3 février 2011 (Photo : Dominique Faget) |
[03/02/2011 17:41:53] MADRID (AFP) La chancelière allemande Angela Merkel a déclaré jeudi que l’Espagne avait fait “ses devoirs” en matière de réformes économiques et que les spéculations n’avaient pas lieu d’être sur son avenir, lors d’une conférence de presse à l’issue d’un sommet hispano-allemand à Madrid.
“L’Espagne a fait ses devoirs et se trouve sur un très bon chemin” a répondu la chancelière à une question sur la possibilité d’un sauvetage financier, à l’avenir, pour l’Espagne.
“Aucun type de spéculation n’a lieu d’être” au sujet de la solidité financière de ce pays, a ajouté le chancelière qui était venue à Madrid pour exposer son idée de “pacte de compétitivité”, pour récupérer la compétitivité perdue par le vieux continent face aux économies émergentes et aussi pour parvenir à une plus grande intégration économique dans la zone euro.
“Il faut consolider la compétitivité pour garantir le bien-être de l’Europe”, a souligné la chancelière qui a indiqué qu’elle aborderait ce projet au Sommet européen, vendredi à Bruxelles, lors du déjeuner avec les chefs d’Etat et de gouvernement.
“Durant le déjeuner, nous allons parler de la situation de l’euro, nous allons aborder le thème du mécanisme de renforcement du fonds contre la crise et de ce pacte de compétitivité”, a-t-elle expliqué.
Elle a rappelé son engagement pour soutenir l’euro car “si l’euro échoue c’est toute l’Europe qui échoue” mais a aussi invité les pays de la zone à faire les réformes économiques nécessaires même si “les changements ne sont jamais faciles”.
“Chacun doit faire ses devoirs à la maison”, a-t-elle souligné en ne faisant référence à aucun pays en particulier.
L’Espagne qui peine à sortir de la crise dans laquelle elle est tombée en 2008, a été depuis un an régulièrement l’objet de craintes des marchés et des investisseurs internationaux sur sa solidité financière, en particulier sur sa capacité à redresser des comptes publics encore largement déficitaires.
Les craintes se sont toutefois estompées ces derniers jours comme en témoigne l’abaissement des taux d’intérêt pour les obligations d’Etat espagnoles.