à Washington le 4 avril 2011 (Photo : Mandel Ngan) |
[06/04/2011 08:15:46] MADRID (AFP) L’Espagne “n’a pas besoin d’aide financière” internationale et a pris des mesures “correctes” pour rassurer les marchés sur sa situation financière, a assuré dans un entretien publié mercredi le directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn.
Quant à la situation au Portugal, sous la pression des marchés doutant de sa solvabilité, elle est “entre les mains du gouvernement”, qui doit “prendre les mesures adéquates” pour restaurer la confiance, a déclaré M. Strauss-Kahn.
“Nous n’avons reçu aucune demande d’aide de la part du gouvernement espagnol”, a déclaré le directeur général du Fonds monétaire international (FMI) au quotidien espagnol El Pais. “Je pense que le gouvernement espagnol n’a besoin d’aucun type d’aide financière”.
“Je pense que les politiques mises en place par le gouvernement espagnol, tant au niveau fiscal que concernant la réforme des retraites, du marché du travail ou bancaire, sont des politiques correctes”, a ajouté M. Strauss-Kahn dans cet entretien également accordé aux quotidiens américain The Washington Post et italien La Repubblica.
“Je constate que ces derniers mois, l’Espagne a été mise dans le même sac que d’autres pays, comme la Grèce, alors que la situation n’est clairement pas la même. Les marchés répondent car ce qui doit être fait est fait. C’est difficile pour le pays et le gouvernement de prendre les mesures correctes mais elles sont en cours”, a-t-il ajouté.
Les Portugais “doivent montrer aux bailleurs de fonds qu’ils prennent les mesures adéquates”, a-t-il expliqué par ailleurs.
Le gouvernement “doit montrer quelles mesures il veut prendre et si elles sont dignes de confiance”, a insisté M. Strauss-Kahn, pour qui le Portugal se trouve actuellement dans “une situation très compliquée”.
“La possibilité que le Portugal demande ou pas un prêt dépendra de la situation sur le marché”, a poursuivi le directeur général du FMI, précisant que jusqu’à présent le pays “avait été capable de s’en sortir”.
“Il ne s’agit pas tant d’un problème de dette publique, mais de financement des banques et de dette privée, ce qui en fait un cas totalement différent de celui de la Grèce”, a ajouté M. Strauss-Kahn.