Scandale Olympus : perquisition dans les locaux du groupe et d’ex-dirigeants

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à Tokyo le 21 décembre 2011 (Photo : Jiji Press)

[21/12/2011 06:46:28] TOKYO (AFP) Des perquisitions ont débuté mercredi matin à Tokyo au siège du groupe d’appareils photo Olympus ainsi que chez d’anciens dirigeants dans le cadre d’une enquête sur les manipulations de comptes auxquelles s’est livrée l’entreprise nippone durant des années, ont indiqué les médias locaux.

Des inspecteurs de la police, du bureau du procureur de Tokyo et de la Commission des opérations de Bourse ont pénétré au siège d’Olympus, dans des immeubles de filiales ainsi qu’au domicile d’ex-PDG et autres ex hauts responsables de l’entreprise pour y saisir des documents afin d’élucider les malversations financières révélées ces dernières semaines.

Au total, plus de vingt sites ont simultanément été visités par les enquêteurs.

Sont notamment visés par les investigations en cours les trois anciens responsables d’Olympus déjà nommément mis en cause dans le rapport d’un comité indépendant, à savoir l’ex-PDG Tsuyoshi Kikukawa, son bras droit Hisashi Mori et un contrôleur de gestion, Hideo Yamada.

Ces ex-dirigeants du groupe, qui ont abandonné toutes leurs fonctions depuis, s’étaient ingéniés à partir de la fin des années 1990 à cacher les revers financiers découlant de placements hasardeux effectués durant la décennie précédente.

Le comité de juristes indépendants avait élucidé les schémas complexes utilisés pour cacher les fiascos via des dépréciations d’actifs liées au rachat de trois entreprises nippones, ainsi qu’au travers de commissions versées à un intermédiaire lors de l’acquisition de l’entreprise britannique d’instruments chirurgicaux Gyrus.

Les aveux de maquillages de comptes sont intervenus à la suite des déclarations de l’ex-PDG britannique Michael Woodford, renvoyé mi-octobre après quelques mois à la tête de l’entreprise, officiellement pour méthode de travail inadaptée.

Lui a toujours prétendu au contraire avoir été évincé à cause des explications demandées à d’autres dirigeants du groupe sur les obscures opérations financières.

Ces querelles ont débouché sur un scandale qui a saboté l’image du groupe, fait fondre de plus de moitié sa valeur à la Bourse de Tokyo et entraîné l’ouverture d’enquêtes non seulement au Japon, mais aussi aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne.