La banque Société Générale dépasse au 3e trimestre les attentes des analystes

cc5313385c81c2eaacd707a49a2901a06e66b4ae.jpg
érieur aux attentes des analystes (Photo : Pascal Guyot)

[06/11/2014 09:15:16] Paris (AFP) Société Générale a vu son bénéfice net augmenter de 56,6% au troisième trimestre, à 836 millions d’euros, un niveau supérieur aux attentes des analystes.

La banque doit cette progression à une baisse drastique de 41,3% de son coût du risque, c’est-à-dire de ses provisions passées pour faire face à des risques d’impayés sur les crédits, passé de 1,1 milliard d’euros, à 642 millions.

Le résultat publié jeudi par l’établissement, basé à La Défense, dépasse le consensus établi par l’agence d’informations financières Bloomberg, qui s’élevait à 770 millions d’euros.

Le net repli du coût du risque s’explique essentiellement par de moindres provisions sur le front commercial, notamment dans la banque de détail en France et dans la banque de financement et d’investissement.

La comparaison favorable tient également au fait que Société Générale avait provisionné 200 millions d’euros au troisième trimestre 2013 pour faire face à d’éventuels litiges, ce qu’elle n’a pas fait au cours de la même période de 2014.

En matière de solidité financière, la banque a fait progresser son ratio de fonds propres “dur” (capital et bénéfices mis en réservé rapportés aux crédits consentis): fin septembre, il atteignait 10,4%, en hausse de 0,22 point de pourcentage par rapport à fin juin.

Le ratio de levier (bilan rapporté aux fonds propres) a lui aussi progressé de 0,20 point de pourcentage pour s’établir à 3,8%.

En termes d’activité, le produit net bancaire (PNB, équivalent du chiffre d’affaires) ressort en hausse de 4,1%, à 5,9 milliards d’euros, mais cette progression est due à des éléments non-économiques, dont la réévaluation de la dette propre de la banque qui dépend des conditions de marché. En excluant ces éléments, le PNB affiche une baisse de 1,8%.

“Les résultats du troisième trimestre confirment la dynamique commerciale des métiers du groupe Société Générale, source de croissance future des revenus, et la solidité des performances financières, grâce à la bonne maîtrise des frais de gestion et la baisse confirmée du coût du risque en dépit d’un environnement économique morose”, a souligné son PDG, Frédéric Oudéa, cité dans un communiqué.

Par pôle, la banque de détail en France a vu son produit net bancaire reculer de 3,2%, à 2,0 milliards d’euros, sous l’effet notamment de la diminution de 3,8% des commissions au cours de la période.

La banque explique ce recul par le plafonnement des commissions d’intervention, c’est-à-dire des frais facturés en cas d’opération faisant basculer un compte dans une situation irrégulière, instauré par la loi bancaire de 2013 et entré en vigueur le 1er janvier 2014.

Elle met également en avant le dynamisme de sa collecte de dépôts, notamment sur des plans d’épargne logement (+9% par rapport au troisième trimestre 2013).

La banque de détail à l’international s’inscrit dans la même tendance, avec une augmentation de 7,4% de ses encours de dépôts et une baisse du PNB de 0,6%, à 1,9 milliard d’euros.

Enfin, la banque de financement et d’investissement a fait croître ses revenus de 1,9%, à 2,1 milliards, les activités de financement et conseil (+15%) compensant les opérations de marchés (-12,5%), plombées notamment par la faible volatilité et les volumes réduits sur les marchés actions.

Sur les neuf premiers mois de l’année, Société Générale affiche une progression de 17,7% de son bénéfice net, à 2,2 milliards d’euros, pour un PNB en hausse de 4,2%, à 17,4 milliards.