L’Inde va créer une sécurité sociale, renforcer les infrastructures

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ésidentiel à New Delhi, le 28 février 2015

[28/02/2015 08:12:57] New Delhi (AFP) L’Inde va créer un système de sécurité sociale universelle et accroître fortement ses investissements dans les infrastructures, a annoncé samedi le ministre des Finances, Arun Jaitley, lors de la présentation du budget 2015/2016.

Le gouvernement de Narendra Modi propose la création d’un “système de sécurité sociale universelle pour tous les Indiens, spécialement le pauvres et les défavorisés”, a-t-il dit devant le Parlement.

“Une large proportion de la population indienne est démunie de couverture assurance — santé, accident ou vie. Et de façon inquiétante, notre population jeune vieillit et va aussi manquer d’une retraite”, a déclaré Jaitley.

Le gouvernement propose un système qui comportera notamment une couverture en cas d’accident allant jusqu’à 200.000 roupies (2.400 euros) pour une cotisation de 12 roupies par an.

Il prévoit de renforcer le système de cotisation retraite avec un abondement allant jusqu’à 50% pour les plus faibles revenus.

Parallèlement, le gouvernement indien annonce qu’il va accroître de 700 milliards de roupies (10 milliards d’euros) ses investissements dans les infrastructures, en particulier le rail et la route, pour répondre au besoin crucial de l’économie indienne.

L’Inde espère renouer avec une croissance comprise entre 8% et 8,5% sur l’exercice 2015/2016 (clos fin mars), contre 7,4% sur l’exercice qui s’achève, après avoir connu une croissance au ralenti jusqu’à l’an dernier.

“L’Inde est sur le point de décoller”, a dit Arun Jaitley, rappelant que la croissance indienne pourrait être la plus forte du monde cette année.

Les chiffres de la croissance ont cependant été récemment revus en nette hausse en raison d’un changement de calcul statistique qui a suscité l’interrogation des économistes.

Le gouvernement de Narendra Modi annonce aussi qu’il va repousser d’un an l’objectif de retour à un déficit public de 3%, désormais fixé pour 2017/18. Le déficit public doit atteindre 4,1% pour l’exercice qui s’achève fin mars.