Solar Impulse 2 reprend son tour du monde en survolant la Chine

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éroport de Chongqing, dans le sud-ouest de la Chine, le 21 avril 2015 (Photo : Solar Impulse)

[21/04/2015 05:39:25] Pékin (AFP) L’avion Solar Impulse 2, qui vole à la seule énergie solaire, a entamé tôt mardi la sixième étape de son tour du monde, durant laquelle il devait survoler une bonne partie de la Chine.

L’appareil révolutionnaire, piloté par le Suisse Bertrand Piccard, a décollé de l’aéroport de Chongqing (sud-ouest) à 06h06 locale (22h06 GMT lundi), à destination de Nankin (est), ont indiqué les organisateurs.

“L’équipe (du centre de contrôle mission basé à Monaco) a pu identifier des conditions acceptables aujourd’hui, pas faciles car il y a quand même des nuages sur la route”, a déclaré le pilote dans une interview en vol, diffusée en direct sur le site Solarimpulse.

L’avion, à l’envergure impressionnante de 72 mètres, ne devait initialement faire qu’une brève escale à Chongqing. Il y est finalement resté trois semaines, cloué au sol par des conditions météorologiques défavorables.

Mégalopole à la croissance ébouriffante, Chongqing est fréquemment enveloppée de brumes, aggravées par une pollution persistante, qui n’ont pas aidé à recharger les batteries au lithium de l’appareil. Des vents contraires ont aussi retardé le départ.

L’un des deux pilotes de l’avion solaire, André Borschberg, a de surcroît dû retourner temporairement en Suisse pour effectuer un contrôle médical en raison de migraines.

Le voyage de Chongqing à Nankin devrait durer 14 à 20 heures, selon les estimations. A 11H00 (03H00 GMT), l’avion, qui a survolé le fleuve Yangtsé, avait couvert un quart de la distance totale de 1.190 kilomètres.

Les ailes de Solar Impulse 2 sont tapissées de plus de 17.000 cellules photovoltaïques. L’équipe souhaite promouvoir par ce voyage l’usage de l’énergie renouvelable, et en particulier l’énergie solaire.

Moquée au départ par l’industrie aéronautique, l’aventure est maintenant bien accueillie dans le monde, y compris par le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon.

Solar Impulse 2 est parti le 9 mars d’Abou Dhabi (Emirats arabes unis). Il a fait escale au sultanat d’Oman, en Inde, en Birmanie, puis en Chine.

Au total, l’appareil parcourra 35.000 kilomètres, à une vitesse relativement modeste (entre 50 et 100 km/h), en survolant deux océans. Cette circonvolution, à 8.500 mètres d’altitude au maximum, était prévue au départ pour durer cinq mois, dont 25 jours de vol effectif, avant un retour à Abou Dhabi.