La Banque africaine de développement (www.AfDB.org) a organisé, du 21 au 24 février 2022 à Douala (Cameroun), un atelier de formation au profit d’une cinquantaine d’acteurs sur la finance climatique.

L’atelier, qui a également permis une consultation des acteurs sur un projet relatif à l’agriculture résiliente au changement climatique avait pour objectif de renforcer les capacités en finance climatique des acteurs issus des institutions nationales du secteur public et privé, ainsi que des organisations de la société civile.

Les thématiques abordées au cours de l’atelier ont porté entre autres sur : les généralités sur les changements climatiques, les spécificités d’un projet climatique, les sources de financements climatiques au niveau national et international, le Fonds vert pour le climat (présentation générale, processus d’accréditation, processus de montage et de développement d’un projet recevable par le Fonds), les sauvegardes sociales et environnementales et le genre dans un projet soumis aux fonds climatiques.

Une agriculture résiliente et bien d’autres thématiques

La première mouture d’un projet sur l’agriculture résiliente face au climat a fait l’objet d’échanges et de contributions afin d’en améliorer le contenu.

Les participants ont également identifié une trentaine de projets en lien avec le climat. Ils ont entamé le processus de renseignement du formulaire de la note conceptuelle du Fonds vert pour le climat, mettant ainsi en pratique les connaissances acquises sur les modalités d’accès à ce fonds.

Le secrétaire général du ministère camerounais de l’Environnement, Prof. Paul Tchawa, a remercié la Banque africaine de développement et le Fonds pour les changements climatiques en Afrique, pour avoir financé et soutenu l’organisation de l’atelier dont les résultats permettront de renforcer la mise en œuvre de la Contribution déterminée au niveau national (CDN) du Cameroun. Il a invité les participants à poursuivre l’identification de projets, pour qu’à court terme, le Cameroun dispose, au moins d’une dizaine de grands projets climatiques susceptibles d’être acceptés par les différents partenaires financiers.

« Nous ferons bon usage des connaissances acquises, surtout pour le développement des projets climatiques avec les femmes comme principales bénéficiaires, en tant que groupe le plus vulnérable au phénomène du changement climatique », a déclaré Rose Pélagie Masso, de l’antenne du Réseau des femmes africaines pour la gestion communautaire des forêts au Cameroun, au nom des participants.

Cette formation fait partie d’une série prévue par la Banque, pour accompagner les pays membres régionaux dans leurs objectifs de mobilisation de la finance climatique pour la mise en œuvre des CDN. Ceci, en plus de l’engagement de la Banque africaine de développement à accroitre sa contribution à la finance climatique en Afrique.