Changements climatiques : La Tunisie annonce 20 millions de dinars pour les investissements verts

Le chef du gouvernement, Kamel Madouri, a affirmé mercredi, le respect de la Tunisie de ses engagements internationaux en matière de climat, bien qu’elle figure parmi les pays ayant les niveaux d’émissions de gaz les plus bas au niveau mondial.

Dans un discours prononcé, en son nom, par le ministre de l’Environnement, Habib Abid, à l’occasion de l’annonce du plan national pour la politique climatique, Madouri a indiqué que cette conférence marque le coup d’envoi de l’élaboration du plan national et des mesures climatiques dans les secteurs de l’énergie, de l’industrie, de l’agriculture, des transports, de la gestion des déchets et des ressources naturelles que la Tunisie prévoit de mettre en œuvre d’ici fin 2035.

“Conscients de l’importance de notre rôle dans la protection de la Terre et la réalisation du développement durable, nous avons préparé notre contribution au niveau national depuis 2015, puis mise à jour en 2021, pour garantir une meilleure cohérence avec les ambitions internationales, en tenant compte des priorités et des capacités nationales, avec l’objectif d’offrir une vision claire du parcours de la transition écologique et énergétique en Tunisie.”, a encore précisé le chef du gouvernement.

Madouri a souligné que les contributions fixées niveau national sont des plans d’action nationaux en matière de climat élaborés par chaque pays, conformément à l’accord international sur les changements climatiques, qui stipule que les contributions doivent être mises à jour tous les cinq ans, avec un objectif d’augmentation progressive des ambitions, en tenant compte des capacités de chaque pays.

Le plan couvre tous les secteurs avec une liste de projets nationaux prioritaires qui contribuent à la réalisation de nos objectifs climatiques et de développement nationaux.

Le chef du gouvernement a insisté sur le fait que “la Tunisie ne considère pas l’action climatique comme un fardeau économique, mais plutôt une opportunité permettant de créer des investissements, de renforcer la sécurité énergétique et de réaliser la justice environnementale et sociale. C’est dans cette optique que les efforts sont déployés afin d’attirer des investissements dans les secteurs verts et soutenir la transition vers une économie à faible émission de carbone.

“Dans le cadre de ce projet, le gouvernement a alloué, lors de la discussion de la loi de finances 2025, 20 millions de dinars comme ligne de financement pour encourager les jeunes, les titulaires de diplômes et les start-ups à investir dans le secteur de l’environnement, a-t-il noté.

Actuellement, un travail est en cours d’élaboration avec le Programme des Nations Unies pour le développement pour encourager les jeunes et les start-ups à s’engager activement dans l’investissement climatique, en participant  à des initiatives innovantes visant à atteindre les objectifs climatiques nationaux et à mettre en œuvre les politiques stratégiques liées au climat.

“Les changements climatiques ne sont plus simplement un défi environnemental, mais représentent désormais une menace pour la sécurité alimentaire, hydrique, et  les ressources nationales, impactant négativement l’économie nationale”, a-t-il encore soutenu.