Le ministre de la santé Moustapha Ferjani a annoncé, vendredi, que l’Institut Pasteur de Tunis a entamé des recherches pour la fabrication de vaccins à base d’acide ribonucléique ARN, lors d’une visite effectuée à l’institut.
Dans une déclaration à l’Agence Tunis Afrique Presse en marge de cette visite, le ministre a souligné la nécessité pour l’Institut Pasteur de Tunis de contribuer à assurer l’indépendance en matière de fabrication de vaccins et de sérums thérapeutiques, notant que la réalisation de l’autosuffisance en vaccins et sérums permettra d’assurer la couverture des besoins nationaux, en éliminant la nécessité d’importer des vaccins.
Il a rappelé que l’expérience de l’Institut Pasteur de Tunis dans la production de vaccins et de sérums remonte à 1920, mettant en valeur l’importance du rôle de l’institut dans la recherche scientifique à travers ses laboratoires et en fournissant des vaccins et des sérums.
Il a noté que la production de vaccins et de sérums par l’institut vise à assurer l’équité sanitaire en apportant des solutions thérapeutiques et préventives contre les maladies et les épidémies.
Le ministre a, à cette occasion, pris connaissance du travail de l’unité de production des vaccins, des laboratoires de recherche, du laboratoire de la rage, de la plateforme technologique dotée d’équipements de pointe, de l’unité de vaccination internationale et de contrôle de la rage et le laboratoire « P3 de haute sécurité ».
Il a souligné que le ministère soutient l’Institut Pasteur de Tunis dans son rôle de production de plusieurs types de sérums en trouvant des solutions aux différentes problématiques et ce dans le but de rétablir son rôle à l’échelle mondiale et régionale, mettant en exergue l’ouverture de la Tunisie aux projets de coopération internationale pour le transfert et l’exportation de l’expertise dans les domaines de la recherche scientifique et de la production au sein de l’Institut Pasteur de Tunisie.
Il a souligné que la politique sanitaire en Tunisie repose sur plusieurs axes, dont le développement des institutions sanitaires de première ligne, ajoutant que 40 unités mobiles de ces centres seront installées dans plusieurs régions.